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Ne jamais apprendre

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04.10.2026

En avez-vous secrètement plein le dos, vous, les Québécois et les Franco-Canadiens bien élevés, d’entendre les mêmes gémissements officiels chaque fois que l’anniversaire du 11 Septembre déroule sa splendeur médiatique et rhétorique ? Entretenez-vous des doutes cachés au sujet de l’innocence présumée de ces États-Unis prétendument martyrisés tout du long de sa vaste étendue par une bande de terroristes furieux contre la liberté d’un peuple infidèle et irrespectueux des leçons et maximes du prophète Mohammed ?

L’amplification frénétique des commémorations a été couronnée cette année par les déclarations de la commissaire de la police de New York, Jessica Tisch. Le New York Post, canard chouchou de Donald Trump, y a vu un moyen pour rétablir la « clarté morale ». « Les hommes qui ont attaqué cette ville étaient des terroristes, a-t-elle dit. Les hommes et les femmes qui ont couru dans les tours pour sauver des vies innocentes étaient des héros. Vingt-cinq années ne peuvent pas brouiller cette distinction et honte à ceux qui le font. »

Cette sortie ne vous rend-elle pas soupçonneux ?

Eh bien, moi, oui. Je me méfie des idées reçues concernant le 11 Septembre. Par contre, je me suis toujours interdit de formuler des critiques tout haut, de peur d’offenser mes concitoyens new-yorkais qui ont vécu le jour maudit ou de me retrouver la gueule cassée par la veuve d’un pompier mort dans une des tours. Mais cela a changé le 15 septembre dernier, à quelques mètres de mon bureau de Broadway, à l’angle de Bleecker. C’est là que j’ai pris........

© Le Devoir