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Une coalition pour protéger la Cour pénale internationale

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Le gouvernement Trump a lancé il y a quelques mois une violente campagne destinée à démanteler « brique par brique » la Cour pénale internationale (CPI), seule instance internationale habilitée à juger certains des crimes les plus odieux commis principalement en temps de conflit. Washington a adopté des sanctions contre 13 juges de la CPI, dont une magistrate canadienne.

La CPI est née dans le contexte particulier des crises dans les Balkans et au Rwanda. Au début des années 1990, devant les massacres de civils dans ces deux régions, l’ONU a créé des instances temporaires pour punir les bourreaux : les tribunaux pénaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie et pour le Rwanda. Louise Arbour en a longtemps été la procureure. Ces événements — et le travail de ces deux tribunaux — font revivre l’idée, chère aux internationalistes depuis Nuremberg, de créer une instance permanente.

Grâce au travail de juristes, d’une coalition d’ONG et de plusieurs pays, le traité instituant la CPI est signé à Rome en 1998, et la Cour commence à travailler quelques années plus tard sous la présidence d’un juriste canadien. Aujourd’hui, 125 pays sur les 193 membres de l’ONU y ont adhéré. Son mandat est précis : la CPI est chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et........

© Le Devoir