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Tirer des roches aux Anglais

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12.09.2026

Sur la question linguistique, certains me trouvent difficile à suivre.

J’ai été, je crois, le premier à réclamer qu’une connaissance du français au point d’entrée soit obligatoire pour tous les futurs immigrants, y compris temporaires (sauf agricoles). La mesure est maintenant timidement intégrée. J’ai été le premier, je crois, à réclamer que les finissants des cégeps et universités anglophones soient testés sur leur connaissance du français comme condition éliminatoire de l’obtention du diplôme. Nous n’y sommes pas encore, mais il y a des progrès. J’ai été le premier, j’en suis certain, à déclarer que le maintien d’une majorité ayant le français comme langue d’usage à Montréal devait être un objectif national et que des mesures devaient être prises en ce sens. J’attends encore.

Pourtant, je me suis opposé à des résolutions sur le retour de l’unilinguisme français dans l’affichage. Pourtant, j’ai été lent à appuyer l’extension de la loi 101 au cégep et ne l’ai fait que lorsque des données probantes ont attesté de l’effet anglicisant sur les allophones et les francophones de leur présence au cégep anglo. Pourtant, je suis et serai toujours fier d’avoir fait dire à Lucien Bouchard au Centaur, en anglais, « lorsqu’on se rend à l’hôpital, on a peut-être besoin d’un test de sang, mais certainement pas d’un test de langue ».

J’ai toujours considéré que, dans la panoplie des mesures avancées par certains militants de la langue, on trouvait une catégorie contre-productive, que je regroupe sous le........

© Le Devoir