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Mark Carney découvre la souveraineté-partenariat

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19.09.2026

Transportons-nous maintenant dans ce recoin du paradis où se retrouve chaque soir une bande de nationalistes québécois pour jouer aux cartes, griller une clope, siroter un scotch et maugréer sur le sort du monde.

« Vous avez vu ça ? » demande le très digne André Laurendeau, ex-rédacteur en chef du Devoir, tenant en main son exemplaire du quotidien officiel, Paradis-Soir. Le Canada est invité à être « membre associé » de l’Union européenne. « Qu’est-ce que ça peut vouloir dire ? »

« Mais il me pique mon idée, ce Mark Carney, je ne pensais pas qu’il m’avait lu, réplique Lionel Groulx. Les États-associés, c’est ce que j’ai défendu depuis les années trente, entre le Québec et le Canada. »

Daniel Johnson (père), toujours taquin, le coupe. « Ah, pardon cher chanoine, mais c’est mon idée à moi qu’il a volée. J’en ai fait un bouquin, Égalité et indépendance. »

Pierre Bourgault n’en revient pas. « Encore à réécrire l’histoire, Danny Boy [surnom de Johnson] ? Ce n’était pas Égalité ET indépendance, mais Égalité OU indépendance. Vous n’avez jamais réussi à vous brancher. »

« On est dans les mêmes eaux, coupe René Lévesque, entre deux bouffées de cigarette. Moi, ce que je vois là-dedans, c’est la souveraineté-association. Deux entités souveraines, le Canada et l’Europe, qui créent une association. »

« Exactement, renchérit Bernard Landry d’un ton professoral. C’est l’expérience européenne étendue au Canada. J’ai toujours dit que si le Canada proposait au Québec la formule européenne, j’accepterais. »

« Eh bien, vous auriez tort, coupe Jacques Parizeau. Il y a quand même une limite à brader sa souveraineté. Vous savez que les ministres des Finances des pays........

© Le Devoir