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Les limites de la doctrine de Davos de Mark Carney

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06.03.2026

Quelques jours après les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, le premier ministre Mark Carney a donné deux explications très différentes de la position du Canada. Dans la première, Ottawa a insisté sur la menace que représente le régime iranien pour la sécurité mondiale. Dans la seconde, Carney a surtout déploré l’échec de l’ordre international et soulevé des doutes quant à la légalité de l’opération.

Placées côte à côte, ces deux déclarations révèlent plus qu’un simple changement de ton. Elles illustrent les limites de ce que l’on pourrait appeler la « doctrine de Davos » de Mark Carney — la vision qu’il a exposée plus tôt cette année sur la reconstruction d’un ordre international fondé sur des règles grâce à la coopération entre puissances moyennes.

Immédiatement après les frappes, le message du Canada était clair. Ottawa a présenté la crise principalement en fonction de la nature du régime iranien et de l’impératif d’empêcher celui-ci d’acquérir l’arme nucléaire. La déclaration du premier ministre indiquait : « Le Canada se tient aux côtés du peuple iranien dans sa longue et courageuse lutte contre le régime oppressif de l’Iran. Le Canada réaffirme le droit d’Israël de se défendre et d’assurer la sécurité de sa population. Le Canada appuie les États-Unis dans leurs efforts visant à........

© Le Devoir