Rebâtir une filière d’autobus électriques à l’abri des tarifs
À l’ère des tarifs imposés par Donald Trump, accélérer l’adoption des autobus scolaires électriques (ASE) ne constitue pas seulement une nécessité en matière de santé publique et d’environnement, mais aussi un choix stratégique pour l’économie. Cela peut contribuer à protéger notre économie contre la volatilité des marchés mondiaux et les risques posés par de potentiels tarifs américains.
Investir dans une chaîne d’approvisionnement nationale et résiliente en ASE permettrait de créer des emplois durables, de générer des revenus pour l’État et les entreprises et de sécuriser la transition vers un transport propre face aux risques géopolitiques. En Ontario seulement, électrifier 65 % du parc d’ici 2030 pourrait créer 13 200 emplois et ajouter 1,8 milliard de dollars au PIB. À l’échelle canadienne, les retombées seraient encore plus importantes.
En plus des bénéfices économiques, cette transition permettrait de prévenir 1,17 million de tonnes de gaz à effet de serre, de diminuer la consommation de 243 millions de litres de carburants fossiles et d’améliorer la qualité de l’air pour les enfants et les communautés.
Alors que les gouvernements veulent stimuler le commerce interprovincial, le Canada peut bâtir une chaîne d’approvisionnement en ASE intégrée en misant sur les forces régionales. Le Québec, l’Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique disposent de minéraux critiques, que l’Alberta et la Saskatchewan peuvent raffiner. Le Québec et l’Ontario peuvent produire batteries, moteurs et composants électroniques,........
