Des élections, et ça presse!
Combien de ministres pouvez-vous nommer, spontanément ? Combien de députés ? À vrai dire, pourriez-vous nommer votre propre député ? Si votre score à ce petit questionnaire n’est pas élevé, ne vous en faites pas : c’est tout à fait normal, puisqu’il existe un décalage important entre le fonctionnement formel de notre système politique et son fonctionnement réel.
Techniquement, nous élisons d’abord des députés qui représentent nos circonscriptions. Techniquement, le premier ministre n’est que le chef du parti qui rassemble le plus de députés à l’Assemblée nationale. Techniquement, nos élections ne sont que la somme des décisions des électeurs de nos différentes circonscriptions, où se trouve le « vrai pouvoir ».
Techniquement, c’est bien beau, mais la réalité du choix électoral est tout autre. Dans les faits, à l’exception de quelques rares férus de politique — et de nos concitoyens qui ont à travailler au jour le jour avec nos députés —, nous votons pour un parti politique et le chef qui l’incarne. Nous « sommes » péquistes, libéraux, caquistes, etc., nous soutenons Paul St-Pierre Plamondon, Charles Milliard, François Legault, etc. Nous votons pour un député parce qu’on trouve, à côté de son nom sur le bulletin de vote, son parti politique.
Oui, nous évoluons dans un système parlementaire, et non présidentiel, mais la personnalisation concrète du vote a pour conséquence........
