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Le prix d’une planification absente

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04.02.2026

Il est illusoire de croire que les résultats seront atteints s’ils ne sont imputables à personne. On aime penser que la bonne volonté suffit, mais sans responsabilités claires, sans attentes formulées explicitement et sans moyens pour mesurer ce qui fonctionne, la performance tient plus du hasard que de la capacité collective. On ne peut pas demander à une organisation d’atteindre une cible qu’elle n’a jamais pris le temps de définir.

Planifier n’est pas un exercice simple. Dans bien des organisations, le temps consacré à la réflexion est constamment grugé par l’urgence. Les gestionnaires sont happés par le quotidien, les imprévus et les demandes immédiates. Lorsqu’on leur rappelle qu’ils doivent planifier, une question fuse : quand, exactement, sont-ils censés pouvoir le faire ?

Cette difficulté est vraie aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé. La différence tient à un élément fondamental. Les gouvernements fonctionnent avec une gouvernance bicéphale, au sein de laquelle la direction administrative doit composer avec une direction politique appelée à changer régulièrement. Il devient alors risqué de s’inscrire dans une planification à long terme lorsque ceux qui influencent directement sa mise en œuvre peuvent changer tous les quatre ans.

À chaque nouvelle politique publique succède presque automatiquement un plan d’action. C’est normal. L’action est une affaire de gestes concrets et de décisions prises sur le terrain. Mais l’action à elle seule a ses limites.........

© Le Devoir