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La barre trop basse

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25.06.2026

Un peu partout, on réclame des allègements réglementaires, des processus simplifiés et la levée de toutes sortes de barrières pour soutenir l’économie. De la nécessité d’accélérer la construction de logements à la protection de l’industrie agricole, en passant par le pouvoir d’achat des ménages, tout pousse les gouvernements à réduire les contraintes, les règlements et les tarifs.

Sur le fond, personne ne peut faire comme si ces demandes étaient absurdes. Quand les coûts explosent, que les chantiers stagnent et que plusieurs secteurs économiques peinent à suivre le rythme, il faut bien se demander si nos règles servent encore l’intérêt public ou si elles protègent surtout nos habitudes administratives. Mais à trop vouloir enlever les contraintes, on risque aussi de retirer ce qui force les entreprises à sortir de leur confort.

Le problème, c’est que nous abordons trop souvent les crises ponctuelles comme si elles effaçaient la crise permanente, soit la crise climatique. Une hausse brutale des prix, une pénurie de logements, une crise agricole, un ralentissement économique ou une pression tarifaire deviennent rapidement autant de raisons pour suspendre, repousser ou affaiblir nos objectifs de transition écologique. C’est comme si la crise climatique acceptait gentiment de se mettre sur pause pendant que nous réglons nos autres problèmes.

Or, elle ne disparaît jamais. Elle continue son travail de sape en arrière-plan,........

© Le Devoir