Un avertissement pour l’Europe
Ce n’est qu’un petit État fédéré représentant un quarantième de la population de l’Allemagne. Un des plus pauvres, en plus d’être un des plus petits, situé dans la partie Est du pays, mal-aimée et regardée de haut par l’Ouest. Un land dépeuplé : sur les 3 millions d’habitants de la Saxe-Anhalt à la réunification, il en reste environ 2 millions aujourd’hui.
Une région non pas « ravagée », comme on le lit parfois, mais où la santé industrielle n’est pas optimale, plus pauvre que la moyenne ouest-allemande (à 80 % de cette moyenne en 2026… mais c’était 40 % en 1990). Une région où la colère des électeurs, avec sa part de subjectivité et d’humeur, peut s’exprimer de façon radicale.
L’Allemagne, l’Europe et le reste du monde vivent aujourd’hui comme un tremblement de terre le fait que 576 000 électeurs, représentant localement 44 % des suffrages exprimés, aient porté leur choix sur le parti Alternative für Deutschland, l’AfD, aux élections régionales qui se sont tenues en Saxe-Anhalt ce dimanche 6 septembre.
L’AfD figure en bonne place dans la galaxie de ces formations nationalistes et populistes, opposées au conservatisme traditionnel, qu’on retrouve dans tous les pays d’Europe. Elle en représente une version plus radicale que la moyenne, en plus d’avoir des caractéristiques singulières, comme on s’y attend de partis « nationalistes », avec leur histoire propre.
Celle de l’Allemagne a de très fortes singularités (passé nazi). Celle de l’Allemagne de l’Est........
