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Qui insulte qui, surtout?

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Au printemps dernier, les images d’un citoyen qui s’était filmé en train d’injurier une policière ont fait le tour du Québec. Une tempête politique avait été déclenchée, avec l’appui du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), de la Fraternité des policiers, et de la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada.

L’incident a servi de prétexte pour mousser l’idée de faire adopter des règlements municipaux visant à donner le droit aux corps policiers de donner des amendes aux citoyens injurieux. En septembre, la Ville de Montréal a adopté son projet de règlement permettant de distribuer des amendes salées à quiconque serait tenté « d’intimider, de harceler, de menacer, d’injurier ou d’insulter » un employé municipal, ou encore d’adopter « un comportement offensant, humiliant, abusif, violent ou agressif » à son égard — ce qui inclut la police, bien sûr, mais pas que.

Or, on savait déjà en juillet que le citoyen à l’origine de la controverse faisait face à trois chefs d’accusation de libelle diffamatoire — un pour chaque policier ainsi insulté sur TikTok. À la mairie de Montréal, on n’a pas cheminé vers la conclusion logique , soit qu’il existe déjà des poignées légales pour agir contre des citoyens dont les propos iraient jusqu’à la menace ou à la diffamation personnelle d’un agent. En bref : le projet de règlement était inutile.

Il était toutefois particulier, alors que la polémique battait son plein, d’écouter les témoignages de certains représentants des corps policiers, qui parlaient de la difficulté d’être mal perçu des citoyens, ou de se........

© Le Devoir