Jeux d’hiver 2030 dans la tourmente, signe d’une démocratie bafouée
L’édition de Milan-Cortina des Jeux olympiques d’hiver vient juste de s’achever — les épreuves paralympiques battent leur plein — et annoncent la passation aux Alpes françaises, qui accueilleront la XXVIe Olympiade, en 2030. L’enthousiasme de Fabrice Pannekoucke et de Renaud Muselier, présidents respectifs des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur, recevant le drapeau olympique lors de la cérémonie de clôture à Vérone, avait « quelque chose » de grotesque. Et même de pathétique, une fois rapporté à la crise de gouvernance ubuesque que traverse l’organisation et qui ne pouvait pas connaître pire caisse de résonance que ce théâtre médiatique planétaire.
Ces deux derniers mois, le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJOP) des Alpes françaises, présidé par Edgar Grospiron, a enregistré les démissions de la directrice des opérations, du directeur de la communication, du président du comité des rémunérations et, le 25 février, le départ brutal du directeur général. La gouvernance est décimée. Seule tête encore visible : celle de l’ancien champion de ski de bosses Grospiron, dont l’avenir est compté. Il avait été désigné il y a juste un an après que le favori, le champion de biathlon Martin Fourcade, avait décliné l’offre, découragé par les dissensions éruptives entre les deux régions.
L’organisation des JO 2030 est — déjà — un fiasco. À quatre ans de l’événement, la carte des sites n’est toujours pas arrêtée, la........
