Le reste de nos jours
Sortant bientôt de l’hiver avec le cafard d’un monde qui défaille, se déchire et se bombarde, en pleine économie de guerre, même ici, on doit chercher à sortir la tête de l’eau pour trouver des appels d’air.
Parmi ces espaces qui nous permettent de respirer, à Québec, la biennale la Manif d’art bat son plein jusqu’au 19 avril. Sur le thème « Briser la glace », le commissaire Didier Morelli nous donne à nous éclater avec une pleine prise en charge du gigantesque Espace Quatre cents, souvent laissé vide par la municipalité, faute de moyens pour l’occuper. Heureusement, le directeur de la Manif, Claude Bélanger, a su de nouveau trouver à disposer de ce lieu encore neuf, au cœur du Vieux-Port, pour faire voir les troubles de notre temps que les artistes rendent parfois visibles par leurs enquêtes, souvent ludiques, sur l’indicible. C’est dans plus de 40 lieux de la ville que cet événement se propulse cette année. De quoi réjouir les yeux et le cœur à tous les coins de rue encore pour un mois.
Dernièrement aussi, toujours dans la vieille ville, le nouveau Festival international de poésie de Québec (FIP) a pris son envol. Mené par Natalie Fontalvo, Marie Blay et Miguel Rodríguez Monteavaro, qui sont déterminés à faire entendre les voix des artistes et des poètes qui marchent dans les pas des muses Calliope et Polymnie, ce court festival aura donné à entendre, le temps d’un week-end et dans une panoplie de déclinaisons, le verbe qui s’amuse à devenir corps,........
