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Des électeurs pragmatiques face à un monde en turbulence

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14.09.2026

Avec « Le monde dans l’urne », le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) s’allie au Devoir afin d’approfondir la conversation électorale au moyen de lectures stratégiques internationales. Cette semaine, on s’intéresse aux priorités des Québécois.

Il est facile de penser que les relations internationales occupent peu de place dans les préoccupations électorales, surtout lorsque le coût de la vie, le logement et la santé dominent le débat. Pourtant, dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis et d’incertitude géopolitique, les choix internationaux du Québec sont très concrets.

Un sondage Léger réalisé du 28 au 31 août pour le compte du Conseil des relations internationales de Montréal montre un électorat qui souhaite que le Québec demeure actif à l’extérieur de ses frontières, mais qui privilégie des solutions pragmatiques. La comparaison avec les réponses des partis fait ressortir plusieurs convergences, mais aussi des décalages révélateurs.

Un Québec présent à l’étranger

Malgré les pressions sur les finances publiques, les Québécois sont plus de deux fois plus nombreux à vouloir augmenter le réseau de représentation (bureaux et délégations) du Québec à l’international (33 %) qu’à vouloir le réduire (14 %). À première vue, ce résultat peut sembler anodin. Il est pourtant révélateur d’un attachement à l’idée que le Québec doit continuer d’entretenir une présence active à l’extérieur de ses frontières.

Sur cette question, les partis politiques se sont largement accordés avec l’opinion publique. Aucun ne propose véritablement un recul de la présence internationale du Québec. Le consensus semble donc moins porter sur la nécessité d’être présent à l’étranger que sur la manière de mettre cette présence à profit.

C’est lorsqu’on demande aux répondants sur quoi le Québec devrait miser pour rayonner à........

© Le Devoir