Éditorial|À la recherche du dialogue social Brian Myles
Quel Québec choisiront les électeurs en octobre? L’équipe éditoriale réfléchit aux chantiers qui nourriront le menu législatif des prochaines années. Cette semaine, la gouvernance.
La solitude au sommet est inévitable pour les premiers dirigeants d’une organisation et la politique n’y fait pas exception. Le premier ministre du Québec occupe une fonction unique que lui seul, ses pairs dans les autres provinces ou ses prédécesseurs peuvent comprendre. Aussi faut-il prendre cette réflexion pour ce qu’elle est. C’est le regard d’un non-initié qui a la chance d’observer le pouvoir politique à saine distance.
Il n’y a pas de manuel d’emploi pour la fonction de premier ministre, aucune méthode d’évaluation du progrès, si ce n’est l’examen constant du public, des médias et de l’opposition. Une fois tous les quatre ans, le jugement tombe au détour d’une élection générale. C’est l’occasion de mesurer si le candidat ou la candidate a trouvé l’impossible point d’équilibre entre le respect de ses promesses, le maintien de la cohérence idéologique avec la base militante et la recherche du bien collectif.
Un job ingrat, vraiment, accompli dans une gouvernance archaïque qui dessert autant le principal intéressé que la population qu’il a pour mission de servir. Le premier ministre s’appuie sur une garde rapprochée, formée la plupart du temps du chef de cabinet,........
