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La main visible de Mark Carney

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29.10.2026

En 1776, Adam Smith utilisait, dans La richesse des nations, l’une des métaphores les plus influentes de la pensée économique : la main invisible. La poursuite des intérêts individuels peut, à certaines conditions, contribuer à l’intérêt collectif. Les marchés coordonnent ainsi les décisions sans qu’une autorité centrale détermine l’allocation des ressources.

Mais cette coordination a ses limites. Asymétries d’information, externalités et concentration peuvent conduire à des décisions individuellement rationnelles, mais collectivement dommageables. L’enjeu est de mieux orienter l’investissement lorsque les risques et les interdépendances restent difficiles à mesurer. Des informations dispersées ou peu comparables peuvent freiner la coopération économique.

La crise financière de 2008 a brutalement rappelé ces limites. L’accumulation de risques pris individuellement pouvait menacer la stabilité du système entier.

Gouverneur de la Banque du Canada, puis de la Banque d’Angleterre, Mark Carney a contribué aux réponses apportées à ces vulnérabilités. À la présidence du Conseil de stabilité financière, il a participé aux efforts internationaux pour renforcer la résilience du système financier.

Une conviction s’impose : les marchés ont besoin d’une information fiable, d’institutions solides et d’incitations appropriées. Rendre les risques visibles peut réduire........

© Le Devoir