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«Pop-corn» et fil d’actualité devant un monde qui défile sous nos yeux

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20.03.2026

Dans un monde où l’information défile plus vite que nous ne pouvons la comprendre, Orwell semble avoir écrit pour nous hier. Nous restons là à regarder chaque publication, chaque clip, chaque flash d’information défiler.

Je me suis assise sur mon canapé pour regarder la télévision : le téléphone à la main, la télévision en face, un bol de pop-corn sur les genoux. Bienvenue dans l’ère de l’information en continu.

C’est un geste presque ancien. Un geste d’avant les notifications, d’avant les fils d’actualité infinis. Mais, réflexe moderne oblige, je suis assise avec deux écrans, qui diffusent en trois langues (français, anglais, arabe) un flux incessant de nouvelles, de clips, de débats, d’analyses et de commentaires. Trois prismes, une seule sensation : un torrent d’informations.

Nous ne regardons plus l’actualité. Nous la consommons.

Les plateaux télé s’enchaînent comme des épisodes. Les politiciens passent devant les caméras comme des personnages récurrents. Un ancien conseiller, un sénateur, un procureur convoqué par une commission, un ancien candidat à la présidence, un commentateur devenu vedette des réseaux sociaux. Les déclarations tombent, les extraits circulent, les clips explosent sur YouTube.

Et nous, spectateurs disciplinés, nous scrollons.

Ces derniers jours, l’attention collective semblait absorbée par les nouveaux documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein. Des archives judiciaires évoquées, des témoignages examinés, des auditions devant des élus demandant davantage de documents et de réponses. Sur les plateaux de télévision comme sur les réseaux sociaux, chacun analyse, dissèque, interprète.

Les vidéos se multiplient. Sur YouTube, sur X, sur TikTok, les........

© Le Devoir