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Passer à autre chose

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29.09.2026

L’affaire Thélyson Orélien est une excellente chose, au fond, puisqu’elle vient de clarifier ce qui se trame depuis des lustres avec la chose écrite, mais qu’on ne peut plus dorénavant balayer sous le tapis en regardant vaguement ailleurs comme si rien ne s’était passé. Ce qu’on appelle « la littérature » vient de changer radicalement de sens, peut-être même d’en être vidé complètement.

La littérature s’appelle ainsi depuis qu’elle a remplacé les belles-lettres classiques et son régime de la représentation, dans lequel la propriété intellectuelle n’existait pas à la manière d’aujourd’hui. La Fontaine repique à Ésope ses fables antiques en les remaniant à sa façon, comme beaucoup d’autres qui composent sur des motifs mythologiques, religieux ou populaires qui existent déjà et qu’il ne s’agit jamais de prétendre inventer mais plutôt de représenter avec plus ou moins de maestria.

Le régime moderne de la littérature bouleverse cet équilibre entre ancien et nouveau en faisant tenir en place un paradoxe insoutenable. D’un côté le génie romantique qui se trouve, dit Kant dans Critique de la faculté de juger, au-dessus des lois et qui non seulement donne à l’art ses règles, mais se donne surtout à lui-même ses propres lois. Le génie romantique tient donc à la fois du virtuose et du criminel. Victor Hugo, dans Les contemplations (1856), prétend être en littérature ce que Papavoine a été pour le crime (ce personnage sinistre est guillotiné en 1825 pour le meurtre sadique et........

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