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Ce que propose Carney, ce que permet le droit de l’Union européenne

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23.09.2026

Il faudra surmonter certaines complexités réglementaires pour que le statut de membre associé offert au Canada se concrétise, mais le message aux investisseurs est déjà lancé, explique Xavier Van Overmeire.

Le 17 septembre 2026, au lendemain de la proposition de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen d’ouvrir la voie à un statut de « membre associé » pour le Canada, le premier ministre Mark Carney s’est adressé au Parlement européen à Strasbourg pour accueillir cette ambition, alors que la crise tarifaire avec les États-Unis accélère la diversification commerciale du Canada. Cet enthousiasme doit être mesuré à l’aune du droit européen et du temps nécessaire pour concrétiser un tel statut.

L’Accord économique et commercial global (AECG, ou CETA en anglais), en application depuis 2017, demeure le socle sur lequel tout se construit : élimination de 99 % des droits de douane, ouverture des marchés publics, mobilité des travailleurs et davantage. Pourtant, il n’est pas encore ratifié par tous les États membres, dont la France. La relation repose aussi sur l’Accord de partenariat stratégique Canada-Union européenne (UE), l’association à Horizon Europe depuis 2024, ainsi que le partenariat de sécurité et de défense Canada-UE établi en 2025, permettant au Canada de participer à SAFE,........

© La Presse