Ramenons le débat à de justes proportions
Stéphane Dion fait confiance à la Cour suprême et appelle les deux parties concernées par les audiences sur la loi 21 à mettre de l’eau dans leur vin.
Je suis contre la loi 21 sur la laïcité de l’État, mais je respecte l’autre point de vue. Je suis contre, car dans une démocratie libérale, il appartient à ceux qui veulent limiter les droits et libertés de prouver en quoi l’intérêt général justifie de telles restrictions. En l’occurrence, il aurait fallu que le gouvernement du Québec démontre que les fonctionnaires qui portent des signes religieux au travail n’accomplissent pas leurs tâches de façon professionnelle et impartiale. Le gouvernement du Québec n’a jamais fourni cette démonstration et n’a même pas tenté de le faire.
L’autre point de vue est erroné, à mon avis, mais légitime, car on peut espérer qu’interdire à certaines catégories de fonctionnaires d’arborer leur religion au travail consolidera la sécularisation de l’État. Il n’y a aucune raison de qualifier une telle opinion de raciste. En retour, nul ne devrait accuser les personnes opposées à la loi 21 de manquer de respect envers le Québec.
Surtout, il est aberrant de tenter de tirer de la mise en cause de la loi 21 un argument sécessionniste. Même si cette loi devait être invalidée, le Québec resterait une société séculière.
Ramenons donc ce débat à sa juste proportion et convenons que devant un désaccord sur une........
