Le Québec doit élever son jeu
Les universités de recherche devront jouer un rôle central face aux défis qui s’annoncent, écrivent ici la rectrice de l’Université Laval et les recteurs des Universités de Montréal, McGill et de Sherbrooke.
Il y a peu de clichés plus usés dans le discours public que d’affirmer que nous sommes à la croisée des chemins. L’expression revient régulièrement, souvent de manière exagérée, pour mousser l’importance d’une élection ou d’une réforme.
La période que nous traversons actuellement est toutefois réellement exceptionnelle. La redéfinition de nos liens politiques et économiques avec les États-Unis, combinée à la révolution de l’intelligence artificielle, bouleverse les certitudes tranquilles sur lesquelles le Québec s’est construit depuis des décennies. Bien qu’on ignore quelles seront les conséquences de la guerre commerciale avec les Américains et les impacts que l’IA aura sur notre tissu socioéconomique, tout indique que des défis majeurs nous attendent.
Le Québec ne peut pas demeurer passif et attendre que son avenir socioéconomique soit dicté par les caprices de la politique américaine ou l’évolution des technologies de rupture.
L’heure est venue d’exploiter pleinement notre potentiel et de faire preuve d’une ambition sans précédent. Les universités de recherche du Québec doivent occuper une........
