La santé préventive doit faire partie de la discussion
Des incitatifs financiers pour encourager les saines habitudes de vie doivent être envisagés, croient les auteurs, car après tout, il en va de la viabilité du système de santé à moyen terme.
La situation est connue depuis longtemps : la proportion de Québécois de 65 ans et plus augmente sans cesse et il est prévu que la tendance se maintienne au cours des prochaines décennies. Les personnes âgées de plus de 65 ans représentaient 20 % de la population du Québec en 2021 et ce pourcentage pourrait atteindre 26 % d’ici 20511.
Sans ajustements des politiques publiques, ce fait démographique pourrait fragiliser un système de santé déjà sous pression.
Les dépenses publiques en santé ont augmenté en moyenne de 5,9 % par année entre 1975 et 2024 – bien au‑delà de l’inflation annuelle moyenne de 3,56 % sur cette même période2. Les dépenses par habitant, quant à elles, ne sont jamais revenues à leur niveau prépandémique. Dans ce contexte, il devient nécessaire de repenser notre approche en santé pour éviter que le vieillissement n’accentue la pression sur nos finances publiques et notre qualité de vie.
À l’approche des élections provinciales, les saines habitudes de vie et la santé préventive devraient occuper une place centrale dans le débat public et dans les plateformes des différents partis.
L’adoption de saines habitudes........
