Le consensus nous a-t-il rendus trop mous face aux féminicides ?
La lutte contre la violence faite aux femmes étant un rare enjeu faisant l’unanimité, il est temps de bousculer les façons de faire et de prendre des décisions difficiles plutôt que de se contenter de lents progrès, estime l’auteur.
Dix-sept femmes ont déjà été victimes d’un féminicide présumé au Québec en 2026. Quatorze d’entre elles ont présumément été tuées par un conjoint ou un ex-conjoint.
Et l’année est loin d’être terminée.
Pendant ce temps, les maisons d’hébergement débordent. En 2024-2025, les maisons membres de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes ont dû refuser près de 12 000 demandes d’hébergement faute de place.
Alors, permettez-moi une question volontairement inconfortable : sommes-nous collectivement devenus trop mous face aux féminicides ?
Le Québec a beaucoup avancé au cours des dernières années. Des lois ont changé. Des sommes considérables ont été investies. Des tribunaux spécialisés ont été créés. Des organismes et des intervenants accomplissent chaque jour un travail essentiel.
Mais est-ce suffisant ? Manifestement pas.
J’ai eu la chance de travailler auprès de deux ministres de la Justice,........
