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Le paradoxe du 11 septembre 2001

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10.09.2026

Pendant que l’Occident, choqué par l’attaque contre le World Trade Center, consacrait d’énormes ressources à combattre le terrorisme, des transformations majeures de l’ordre mondial s’opéraient, observe Jonathan Paquin.

Pendant près de deux décennies, la « guerre contre le terrorisme » lancée par le président George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001 a orienté les priorités stratégiques de Washington et, dans une large mesure, celles de ses alliés, dont le Canada. Vingt-cinq ans plus tard, une question s’impose : en concentrant autant de ressources dans la lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient, les États-Unis et leurs alliés ont-ils perdu de vue la transformation géopolitique autrement plus profonde qui s’opérait simultanément en Asie ?

Les attentats perpétrés par Al-Qaïda et son chef, Oussama ben Laden, ont provoqué une transformation importante de l’appareil d’État américain.

Washington a réorganisé sa bureaucratie, son dispositif de défense et la sécurité de ses frontières.

En moins d’un an, les États-Unis se sont dotés du Department of Homeland Security et du US Northern Command, chargé notamment de la défense du territoire nord-américain. De nouveaux accords de sécurité frontalière ont aussi été conclus avec le Canada et le Mexique.

À l’étranger, la riposte a été encore plus considérable. En Afghanistan, les États-Unis ont déployé jusqu’à 100 000 militaires. Des dizaines d’alliés se sont joints à l’effort : d’abord pour renverser le régime........

© La Presse