Un avenir gouverné par le passé
Le Québec a déjà tourné le dos aux énergies fossiles et il doit poursuivre sa transition énergétique sans se laisser distraire par un contexte géopolitique sans cesse changeant, estiment les cosignataires.
La tentation de rouvrir le dossier de l’exploitation et de l’exportation du gaz naturel au Québec, sous prétexte de la guerre en Iran et de la volatilité des marchés énergétiques, illustre un réflexe politique bien connu : lorsque la vision d’avenir manque, on recycle les idées du passé. Or, si le contexte géopolitique évolue, les réalités économiques, climatiques et juridiques qui ont mené le Québec à tourner la page sur le gaz demeurent inchangées.
Un revirement qui contredit les engagements climatiques
Après plus d’une décennie de débats publics, d’évaluations environnementales et d’analyses économiques, le Québec a fait un choix clair : l’exploitation des hydrocarbures n’a pas sa place dans une économie moderne alignée sur les impératifs climatiques.
En 2022, l’Assemblée nationale a adopté, avec l’appui de tous les partis d’opposition, une loi interdisant l’exploitation des hydrocarbures1 au Québec. Ce geste n’était pas symbolique : il s’inscrivait dans une trajectoire en cohérence avec les objectifs de transition énergétique du Québec, notamment la réduction de 40 % de la consommation de........
