Voteriez-vous pour l’IA ?
Sans demander à l’intelligence artificielle de concevoir des projets de société, son aide dans la gestion de systèmes complexes devient de plus en plus utile, voire indispensable pour nos gouvernements.
Attendre des heures aux urgences. Apprendre que l’école de son enfant manque encore de personnel. Voir les coûts de projets publics exploser pendant que les services se dégradent. Pour beaucoup de Québécois, la politique ne se vit plus à travers des discours ou des idéaux, mais à travers une accumulation de petites défaillances concrètes, de micro-trahisons, qui finissent par éroder la confiance. Le sentiment dominant n’est plus l’indignation, mais l’épuisement.
Dans ce contexte, la question n’est plus seulement qui nous gouverne, mais comment nous sommes gouvernés.
L’annonce fracassante de la démission de François Legault s’inscrit dans cette fatigue démocratique. Elle ne marque pas la fin d’un projet porté par un élan populaire, mais le symptôme d’un État qui peine à livrer sur l’essentiel. Et cette difficulté n’est ni exclusivement québécoise ni strictement politique : elle est structurelle.
Les gouvernements modernes gèrent des systèmes d’une complexité vertigineuse – santé, éducation, infrastructures, technologies, approvisionnements – avec des outils de décision qui n’ont pas fondamentalement changé depuis des décennies.
Résultat : des........
