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L’angle mort des traumatismes craniocérébraux

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11.06.2026

Beaucoup de femmes victimes de violences conjugales vivent avec des séquelles neurologiques, cognitives et psychologiques importantes. Il faut leur venir en aide, plaident les auteures.

Au cours des cinq premiers mois de l’année seulement, le Québec a été marqué par dix féminicides présumés. Dix drames qui nous rappellent brutalement que la violence conjugale continue de faire des ravages, qu’elle demeure une réalité omniprésente dans nos communautés et que cette problématique continue de s’aggraver.

Derrière ces tragédies médiatisées se cache toutefois une autre facette de la violence conjugale, beaucoup moins visible : celle des femmes qui survivent à la violence conjugale et qui continuent de porter des séquelles neurologiques, cognitives et psychologiques importantes.

Cette réalité est loin d’être marginale. Une étude clinique révèle que 75 % des femmes victimes de violence physique en contexte de violence conjugale auraient subi au moins un traumatisme craniocérébral dans ce contexte⁠1.

À l’occasion du Mois de la sensibilisation aux lésions cérébrales, en juin, il devient essentiel de mettre en lumière un enjeu encore largement méconnu : les traumatismes craniocérébraux (TCC) en contexte de violence conjugale et de violence conjugale postséparation. Les TCC peuvent survenir à la suite de coups à la tête ou encore lorsqu’une femme est violemment secouée. Tout comme les TCC observés dans les........

© La Presse