Au nom de la résilience communautaire
La reconnaissance de la valeur des organisations communautaires ne se reflète pas encore dans des mesures qui assureraient leur pérennité, souligne Diane Aubin.
L’importance des organisations communautaires n’est plus contestée en 2026. Leurs actions sont en adéquation avec le principe de résilience communautaire formulé par la Stratégie nationale de prévention en santé 2025-20351 et leur apport est indispensable à la santé publique et à la santé globale des individus. Par ailleurs, la reconnaissance de leur valeur au sein de notre société ne se reflète pas encore dans des mesures qui assureraient leur pérennité, la transmission de leur expertise et de leur savoir-faire, et l’amélioration de leurs conditions de travail à court et à long terme.
Le mouvement de grève « Le communautaire à boutte » regroupe actuellement plus d’un millier et demi d’organismes communautaires du Québec. Il vise à instaurer un rapport de force afin de faire entendre leur cri d’alarme pleinement justifié, à dénoncer le risque de leur disparition à force de saignées répétitives et d’appauvrissement chronique.
Répondre à ce cri en citant quelques chiffres ou attendre que le regroupement ne s’épuise par manque de souffle équivaudrait à ne pas entendre le cri de détresse de milliers de citoyens et citoyennes pour qui ces organisations ont joué ou jouent encore un rôle essentiel dans........
