Un déclin silencieux à l’image de l’engagement politique
Le Québec a besoin d’un cadre législatif consacré à la biodiversité qui le forcerait à rendre des comptes, estiment les cosignataires.
À l’approche des élections, les partis politiques présentent leurs priorités pour les prochaines années. Quelques engagements en matière de biodiversité ont déjà été annoncés, mais tous les partis ne se sont pas encore engagés et les annonces ne couvrent pas l’ensemble des besoins.
Et au-delà des engagements, une question demeure : qui garantira qu’ils seront respectés une fois la campagne terminée ?
Depuis des décennies, le Québec adopte des lois, annonce des stratégies et prend des engagements pour mieux protéger la nature. Comme hôte du Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, il profite aussi de nombreuses tribunes internationales pour mettre de l’avant son leadership. Lors de la COP15, tenue à Montréal, le Québec a d’ailleurs été particulièrement actif pour présenter ses ambitions et faire reconnaître le rôle des gouvernements infranationaux.
Mais que reste-t-il de ces engagements une fois les campagnes électorales et les grandes conférences terminées ? Le bilan de la dernière décennie devrait nous inciter à la prudence.
Le Québec avait adhéré au précédent cadre........
