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Le droit de poser la question

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29.09.2026

De passage au Pays basque, l’auteur réfléchit à la façon dont les États réagissent quand une région décide de consulter ses citoyens sur la question de la souveraineté.

Jour de repos à Pampelune sur le chemin de Compostelle, je consulte mon téléphone, pas pour la météo de demain, mais pour les nouvelles du Québec. Je suis un pèlerin qui souhaite suivre les sondages et les promesses. Il y a quelque chose d’un peu absurde à lire tout cela d’ici. Un francophone parti à Toronto il y a plus de 40 ans, qui a entamé sa route au Pays basque et suit des élections québécoises entre deux étapes.

Espérons que j’arrêterai un jour de m’y intéresser. Car le Pays basque, justement, d’où je suis parti il y a quelques jours, connaît la question mieux que quiconque, et n’a jamais eu le droit de la poser.

En 2008, quand le lehendakari Juan José Ibarretxe a voulu tenir une simple consultation populaire, même pas un référendum sur l’indépendance, mais une consultation sur l’idée d’ouvrir des négociations, le Tribunal constitutionnel espagnol n’a pas pesé le pour et le contre. Il a jugé la question elle-même hors-la-loi, statuant........

© La Presse