« Une ronde nocturne en contournant un corps sans vie » : un rapport alerte sur « l’opacité » autour des décès et suicides dans les lieux de privation de liberté
La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, alerte sur le fléau des décès et suicides en prison, en garde à vue ou encore lors d’une hospitalisation en soins sans consentement. Publiés vendredi 25 septembre, les deux avis consacrés au sujet pointe un manque structurel « de traçabilité des informations ».
L’emprisonnement signe l’arrêt de mort des détenus à plus d’un titre. La prison, comme les locaux de police et de gendarmerie, tuent tout espoir de réinsertion, casse l’esprit et le corps des plus jeunes et pousse plusieurs prisonniers à choisir une porte de sortie plus rapide et désespérée. C’est sur ce dernier point que la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), Dominique Simonnot, a décidé de dédier ses derniers avis.
Deux textes, datés du 19 août, consacrés à la prévention des décès et des suicides dans les lieux de privation de liberté sont publiés, ce vendredi 25 septembre, au Journal officiel. Encore une fois, l’administration pénitentiaire s’illustre par son incapacité structurelle à prévenir ce phénomène de masse que sont les « décès en captivité », comme à assurer des conditions de vie dignes.
Près de 50 % des morts concernent un suicide
Alors que la France possède l’un des taux de suicide en détention les plus élevés d’Europe – 19,4 pour 10 000 détenus, la médiane européenne........
