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« Le Front populaire, une riposte antifasciste et un mouvement social émancipateur », analyse l’historien Jean Vigreux

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27.03.2026

Avec son Découvrir le Front populaire, l’historien commente de grands textes qui jalonnent ce moment qui a marqué l’histoire de France. Face au péril fasciste, il retrace « l’embellie » forte en avancées humaines.

Mai 1936 : la gauche, unie contre le fascisme, remporte les élections législatives en France. Un mouvement de grève sans précédent arrache de nouveaux droits pour le peuple. Cette expérience politique et sociale inédite est l’aboutissement de la riposte au 6 février 1934. Pendant quelques semaines, une autre société s’esquisse.

Avec Découvrir le Front populaire1Jean Vigreux, professeur d’histoire à l’université de Bourgogne, retrace le déroulement dynamique de cette « formule politique originale » et souligne la portée historique de cette « embellie » au travers de grands textes. L’historien met l’accent sur l’inventivité de ce moment de démocratie sociale et culturelle.

En quoi cette expérience du Front populaire en France est-elle ce que vous appelez une « formule politique originale » ?

professeur d’histoire à l’université de Bourgogne

Le Front populaire est une formule politique originale, car c’est à la fois une riposte antifasciste et un mouvement social et émancipateur sans précédent. L’irruption de comités de rassemblement populaire et de défense de la République, après les événements du 6 février 1934, témoigne d’une prise en compte salvatrice face au fascisme. On compte plus de 450 manifestations dans tout le pays du 7 au 12 février 1934, soulignant une riposte populaire.

L’urgence était à l’union au regard de l’onde de choc de l’arrivée de Hitler au pouvoir, de la menace des ligues d’extrême droite en France. Cette alliance se fait principalement à la base, progressivement, avec les organisations syndicales, les multiples associations (sportives, culturelles ou d’éducation populaire) et en particulier la Ligue des droits de l’homme (LDH).

Ce n’est qu’en juillet 1934 que les deux « frères ennemis » depuis le congrès de Tours de 1920, le parti socialiste (SFIO) et le parti communiste (SFIC), signent un accord de rapprochement. Ils sont rejoints à l’automne par les radicaux.

L’éditorial de Paul Vaillant-Couturier...

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