Municipales 2026 : les maires de gauche seuls face à la crise du logement et à la « démission complète de l’État »
Études d’opinion après études d’opinion, les sondés placent l’accès au logement en première position de leurs revendications dans l’optique des élections des 15 et 22 mars. Encadrement des loyers, lutte contre la vacance, production de logements : les élus progressistes tentent de contenir la crise face au désengagement de l’État et à la droite et l’extrême droite.
La crise du logement est un mal très bien documenté. « 7 Français sur 10 affirment qu’il est devenu difficile de se loger dans leur commune », rappelle la Fapil (acteurs pour la promotion et l’insertion par le logement), d’après un sondage Odoxa de novembre 2025.
La Fondation pour le logement évoque une « année noire » dans son rapport 2026 : près d’un million de personnes vivent sans logement personnel et plus de 2,8 millions de ménages sont en attente d’un logement social. Dans le même temps, seuls 85 000 logements sociaux ont été agréés en 2024, un niveau historiquement bas. Signe que la crise déborde largement les publics les plus précaires, la fondation souligne que de « nombreux ménages des classes moyennes » sont aussi « touchés par l’aggravation de la crise du logement ».
Or, moins de logements disponibles, c’est davantage de concurrence pour chaque bail et, à l’arrivée, une dépense qui pèse plus lourd dans les budgets. Ainsi, d’après l’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil), pas une ville n’échappe à l’augmentation des loyers au point que, selon l’Insee, le logement constitue le premier poste de dépenses des Français. Pour Cyrille Poy, co-auteur d’une étude de l’Institut des hautes études pour l’action dans le logement (Idheal) sur le sujet, « deux motifs reviennent...
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