Au procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty, des peines allégées sauf pour le prédicateur salafiste Abdelhakim Sefrioui
Les quatre mis en cause, qui comparaissaient depuis le 26 janvier, ont vu leurs condamnations confirmées mais, pour trois d’entre eux, leurs peines allégées. Un seul, Abdelhakim Sefrioui, a annoncé se pourvoir en cassation.
Ils étaient huit, sept hommes et une femme, à avoir été jugés et condamnés en décembre 2024 lors du procès de l’assassinat de Samuel Paty par Abdoullakh Anzorov, le 16 octobre 2020. Pour les quatre d’entre eux qui avaient fait appel, le jugement est tombé en soirée, lundi 2 mars.
Si la culpabilité a été confirmée pour tous, trois des accusés ont vu leurs peines réduites, parfois dans des proportions importantes. Un verdict qui mérite explication alors que, du côté des parties civiles, c’est plutôt la satisfaction qui reste dominante.
Brahim Chnina (54 ans), le parent d’élève qui, le premier, avait diffusé des vidéos accusant Samuel Paty de discrimination, et Abdelhakim Sefrioui (66 ans), le prédicateur salafiste qui avait orchestré la campagne de haine contre l’enseignant, ont tous deux vu leur incrimination pour « association de malfaiteurs terroriste » confirmée.
Des peines plus légères, sauf pour le militant salafiste Sefrioui
Mais tandis que la peine du second à 15 ans de réclusion a été maintenue par la cour d’appel, le premier a vu la sienne abaissée........
