« Cette grève me donne de la force » : le combat exemplaire des coiffeuses du boulevard de Strasbourg
Accompagnées par la CGT, les coiffeuses et esthéticiennes du salon parisien Sabadou & Jade Institut poursuivent leur grève entamée le 3 mars. Les travailleuses, victimes de racket par leur employeur, exigent le versement des salaires qui leur sont dus.
Les deux drapeaux CGT accrochés aux vitres du 65, boulevard de Strasbourg, accompagnés d’un compteur du nombre de jours de grève, donnent le ton. Depuis le mardi 3 mars, les salariées de ce salon de coiffure, qui occupent à tour de rôle les locaux du quartier du Château d’eau, dans le 10e arrondissement parisien, sont en grève. « On dort ici, on s’y change. C’est fatigant mais nous avons la force pour tenir encore longtemps », prévient Bintou. À 33 ans, cette mère isolée d’une fille de 6 ans incarne la lutte des coiffeuses, la plupart sans papiers.
« Au début, nous n’étions que quelques-unes dans la confidence. Quand nous avons commencé l’occupation du salon, les autres filles nous ont suivies », poursuit l’Ivoirienne. Il faut dire que les neuf coiffeuses et esthéticiennes du Sabadou & Jade Institut seraient soumises à un...
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