« Green Line » de Sylvie Ballyot : la guerre du Liban à hauteur d’enfant
Dans un montage mêlant le témoignage d’anciens protagonistes des combats à Beyrouth, des figurines et la forte personnalité d’une Libanaise qui oppose aux légitimations géopolitiques son refus de tuer, Sylvie Ballyot signe un documentaire saisissant et passionnant sur les victimes et le regard de leurs bourreaux.
Au cinéma, tout est question de regard. Les documentaristes qui s’attellent à représenter la guerre et ses drames font acte de mémoire et tentent de faire résonner ces conflits avec le présent. Pour cela, ils mettent en place des dispositifs originaux à l’instar de Joshua Oppenheimer qui, dans The Act of Killing (2012), revient sur l’assassinat en 1965 d’un million d’Indonésiens, accusés de sympathie pour le Parti communiste, avec l’aval du président Suharto.
Dans une autre veine,...
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