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Accidents du travail non déclaré, heures non payées, violences : au tribunal de Bobigny, une lumière crue sur les forçats de la sous-traitance

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17.02.2026

La troisième semaine du procès des entreprises et des personnes physiques accusées d’avoir employé des travailleurs sans papiers sur plusieurs chantiers entre 2018 et 2022, y compris celui du village des athlètes des JO, s’ouvrait ce lundi 16 février. Les ouvriers s’étant constitués parties civiles ont livré leurs témoignages.

Dans une salle surchauffée du tribunal judiciaire de Bobigny, une dizaine d’anciens employés des entreprises Batidem, YTB, Sari ou encore KMF se succèdent à la barre. Ces sociétés auraient, selon l’enquête, été sous-traitantes pour l’entreprise RBC, elle-même employée par la donneuse d’ordre GCC, chargée du chantier du village des athlètes des JO entre Saint-Denis et Saint-Ouen. Mais le réseau s’étend bien au-delà de ce seul chantier. Les ouvriers, à la fois intimidés par la salle pleine à craquer mais sûrs de ce qu’ils ont vécu, témoignent de cette nébuleuse où les pratiques rappellent celles d’une mafia. Ils sont aidés, pour certains, d’un interprète en soninké, une langue malienne parlée par la plupart d’entre eux.

Que des travailleurs sans papiers aient...

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