À Monaco, un Grand Prix placé sous le signe de la colère sociale
Plusieurs centaines de travailleurs monégasques ont manifesté vendredi 10 avril dans les rues de la principauté. Si les revendications sont multiples, portant aussi bien sur les salaires que sur les conditions de travail, un projet de réforme des retraites porté par le gouvernement alimente le mécontentement général.
Derrière les yachts et les casinos, la colère gronde. À l’appel de l’Union des Syndicats de Monaco (USM), entre 1 000 et 1 500 travailleurs ont manifesté dans les rues de Monaco, pour revendiquer une hausse des salaires et l’amélioration des conditions de travail. Si le nombre de personnes mobilisées peut paraître modeste ramené aux 70 000 salariés de la principauté, cela équivaudrait à une mobilisation d’environ 500 000 travailleurs français.
En dehors des frontières, on imagine mal Monaco comme une terre de lutte des classes. Pourtant, ce vendredi 10 avril, deux cortèges se sont rejoints devant l’église Sainte-Dévote, à proximité du port, pour continuer le trajet ensemble jusqu’au bâtiment des caisses sociales, qui gère la sécurité sociale monégasque.
Résidents et touristes, manifestement peu habitués à ce genre de spectacle, s’arrêtent pour observer et s’enquièrent de la situation. « Que se passe-t-il ? », demande, en anglais, une touriste. Elle semble étonnée d’apprendre que les travailleurs Monégasques manifestent pour leurs salaires, prend une photo, puis s’éloigne. Certains habitants passent la tête par la fenêtre,...
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