Jean-Benoît Diallo tord les clichés fascistes, racistes et masculinistes pour en faire sortir le ridicule
L’humoriste, ancien kinésithérapeute, vilipende dans ses sketchs la bêtise et le ridicule, et s’attaque à l’extrême droite, sur scène, à la radio ou sur les réseaux sociaux.
La scène a fait le tour des médias : le 1er mai 2017, un homme coiffé d’un bonnet et arborant un tee-shirt « Free Hugs » (câlins gratuits) s’invite dans le rassemblement de l’extrême droite près de la statue de Jeanne d’Arc, à Paris. Une discussion surréaliste s’engage avec Thomas Joly, président du Parti de la France, un mouvement d’extrême droite qui entend « décoloniser » le pays. Né à Juvisy-sur-Orge (Essonne) d’une mère française et d’un père sénégalais, l’homme qui fait la pub des câlins gratuits demande calmement où il lui faudrait aller dans ce projet de société. Réponse de Thomas Joly : « Où vous voudrez, mais vous ne donnez pas de leçons aux Français. » Comme si son interlocuteur ne l’était pas.
L’homme au tee-shirt, c’est Jean-Benoît Diallo. Neuf ans plus tard, l’humoriste de 37 ans joue son dernier spectacle, Libre arbitre, partout en France, se produit dans des comedy clubs, participe à la Dernière certains dimanches sur Radio Nova avec Guillaume Meurice et diffuse ses vidéos sur les réseaux sociaux. Attablé au café le Jaurès, à Paris, derrière un chocolat chaud – il n’aime pas le café –, grand sourire communicatif aux lèvres, gigotant sur sa chaise, il se remémore son infiltration en plein raout de l’extrême droite : « Mon........
