En Allemagne, le SPD en pleine crise existentielle, entre défaites et fuite en avant anti-sociale
Après les désastres électoraux enregistrés aux deux dernières régionales, le malaise s’étend au sein du parti social-démocrate (SPD), aiguisé par la fuite en avant de son codirigeant, Lars Klingbeil, en faveur d’une série de réformes anti-sociales.
Pour sortir son pays de la crise et son parti des doutes qui le fragilisent toujours davantage, Lars Klingbeil, le ministre des Finances et vice-chancelier, a choisi la carte de la fuite en avant dans la dérégulation. Il a annoncé son engagement dans un calendrier de réformes libérales destinées à couper dans les dépenses d’un modèle social jugé trop onéreux. Pas de quoi rassurer la formation sociale-démocrate (SPD) qu’il codirige avec la ministre du Travail, Bärbel Bas.
Le parti est miné par un immense malaise à la suite des déroutes électorales enregistrées lors des dernières régionales dans le Bade-Wurtemberg et en Rhénanie-Palatinat. Ouvertement contesté dans ses propres rangs, Lars Klingbeil a choisi de jouer une sorte de va-tout en s’inscrivant...
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