Ce film québécois récompensé à la Berlinale tient-il ses promesses?
Nina Roza marque le retour de Geneviève Dulude-De Celles, huit ans après le remarquable Une colonie, qui explorait avec finesse l’éveil d’une jeune fille timide faisant ses premiers pas dans l’univers tumultueux de l’adolescence. Fidèle à son intérêt pour ses personnages en quête de repères, la cinéaste (qui agit également à titre de scénariste) déplace ici son regard vers le parcours d’un immigrant forcé d’affronter les fantômes d’un passé délibérément laissé derrière. En situant son récit dans un pays qu’elle connaît peu, elle s’engage dans une démarche audacieuse. On peut dire pari réussi parce qu’elle le fait avec une telle curiosité et un franc souci d'authenticité qu’on oublie le regard québécois derrière l’histoire!
La cinéaste nous emmène dans le voyage de Mihail, expert d'art contemporain québécois d'origine bulgare, contraint de retourner dans son pays natal après près de trente ans d’absence. Mandaté par un collectionneur incarné par Christian Bégin, il doit authentifier et évaluer les œuvres d’une fillette de sept ans présentée comme étant une prodige de la peinture à la suite d’une vidéo virale. Ce sera donc l’occasion pour Mihail de régler ses comptes avec lui-même et de faire la paix avec........
