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8 graphiques pour comprendre la colère des lycéens

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07.10.2026

Voilà une semaine que les lycéens manifestent et bloquent leurs établissements pour protester contre la condition qui leur est faite. Les revendications, disparates, touchent à plusieurs domaines. Au souci d’emplois du temps jugés trop chargés – conséquence de la réforme du lycée engagée par Jean-Michel Blanquer en 2018 – et au stress généré par Parcoursup, s’ajoutent des critiques sur les conditions matérielles d’études : classes surchargées, toilettes hors d’état, absence d’isolation thermique…

Le fait que la mobilisation soit partie de Seine-Saint-Denis ne saurait surprendre. Sans être nécessairement déshéritée, l’académie de Créteil, à laquelle est rattaché le « département le plus jeune de France », fait face à des difficultés spécifiques. 

« Ils réclament une augmentation des profs, mais la démographie scolaire ne fait que de baisser ! », a déclaré, visiblement interloqué, le député macroniste des Côtes-d’Armor à nos confrères de Mediapart. Une généralisation trompeuse : l’académie de Créteil, comme sa voisine de Versailles (la plus grosse académie en termes d’effectifs scolaires) échappe encore et toujours au mouvement de baisse démographique qui frappe les établissements scolaires en conséquence de la diminution du nombre de naissances depuis 2010.

Las, l’évolution des effectifs enseignants n’a pas suivi cette démographie restée soutenue, avec une stagnation observable dès 2017 – et, il est vrai, un certain rattrapage dans les récentes années. Et l’on sait par ailleurs, comme l’a rappelé l’économiste Youssef Souidi dans un billet publié l’an dernier , que Créteil comme Versailles........

© Alternatives Économiques