Anta, le géant chinois du sport qui veut battre Nike et Adidas sur leur terrain
Inconnue des consommateurs internationaux, la marque chinoise Anta Sports est devenue le premier actionnaire de Puma. Une participation qui traduit la volonté du groupe de s’implanter sur le marché mondial.
Salomon, Wilson, Fila… ces marques de sport vous disent forcément quelque chose. Mais avez-vous déjà entendu parler d’Anta Sports, un nom peu connu du grand public mais propriétaire de toutes ces marques ? En début d’année 2026, ce groupe chinois a frappé fort en rachetant à la famille Pinault ses 29 % du capital de Puma, devenant ainsi le premier actionnaire de l’iconique marque allemande.
Avant même cette prise de participation, Anta était déjà le numéro…
Salomon, Wilson, Fila… ces marques de sport vous disent forcément quelque chose. Mais avez-vous déjà entendu parler d’Anta Sports, un nom peu connu du grand public mais propriétaire de toutes ces marques ? En début d’année 2026, ce groupe chinois a frappé fort en rachetant à la famille Pinault ses 29 % du capital de Puma, devenant ainsi le premier actionnaire de l’iconique marque allemande.
Avant même cette prise de participation, Anta était déjà le numéro trois mondial du secteur derrière Nike et Adidas, et le premier acteur sur le marché chinois. Son chiffre d’affaires s’est élevé en 2025 à 11,64 milliards de dollars pour un profit de 2,77 milliards de dollars, en croissance constante depuis douze ans. Son entrée tonitruante au capital de Puma consacre ainsi le groupe comme un géant mondial du secteur des produits sportifs.
Les ventes d’Anta ont été multipliées par plus de cinq en dix ans
Anta est pourtant née tout en bas de l’échelle. Fondée en 1991 à Jinjiang (province du Fujian) par Ding Hemu, un ancien militaire, et son fils Ding Shizhong, l’entreprise familiale n’était alors qu’un des milliers de sous-traitants pour marques internationales que comptait cette ville – considérée comme la capitale chinoise des chaussures de sport. A la fin de la décennie, Anta commence à commercialiser ses propres chaussures sous l’impulsion de Ding Shizhong, devenu le président de l’entreprise familiale.
Un motif de fierté nationale
Inconnue du public chinois, l’entreprise adopte une stratégie de sponsoring agressive, un passage quasi obligé dans le secteur du sport. Un an avant les Jeux olympiques de Sydney en 2000, Anta signe le pongiste chinois Kong Linghui pour faire de lui son égérie tout en dépensant 1,45 million de dollars, soit 10 % de son chiffre d’affaires de l’époque, en espaces publicitaires auprès du diffuseur télévisuel chinois.
La Chine est le deuxième marché mondial des articles sportifs derrière les........
