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Fukushima 15 ans après : des effets sanitaires limités, une facture astronomique

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11.03.2026

Les effets de la catastrophe de 2011 semblent limités pour la santé physique de la population, contrairement à ses conséquences psychiques. Et aux coûts de décontamination et de démantèlement, encore payés aujourd’hui.

A l’instar de Godzilla, la catastrophe de Fukushima est née dans les abysses. Dans l’après-midi du 11 mars 2011, à une centaine de kilomètres au large du Japon et une trentaine sous le plancher océanique, les plaques tectoniques du Pacifique et nord-américaine entrent en collision.

D’une puissance inédite, le séisme du Tohoku provoque un tsunami dont la seconde vague, haute de 14 mètres, frappe de plein fouet la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, entraînant la fusion des cœurs de plusieurs réacteurs, l’explosion d’un bâtiment et le rejet de quantités considérables de radionucléides.

Comme celle de Tchernobyl en 1986, la catastrophe de Fukushima est classée au niveau 7 (sur 8) de l’échelle d’évaluation de la gravité des incidents par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Dans les deux cas, il s’agit d’un accident majeur ayant entraîné… 

A l’instar de Godzilla, la catastrophe de Fukushima est née dans les abysses. Dans l’après-midi du 11 mars 2011, à une centaine de kilomètres au large du Japon et une trentaine sous le plancher océanique, les plaques tectoniques du Pacifique et nord-américaine entrent en collision.

D’une puissance inédite, le séisme du Tohoku provoque un tsunami dont la seconde vague, haute de 14 mètres, frappe de plein fouet la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, entraînant la fusion des cœurs de plusieurs réacteurs, l’explosion d’un bâtiment et le rejet de quantités considérables de radionucléides.

Comme celle de Tchernobyl en 1986, la catastrophe de Fukushima est classée au niveau 7 (sur 8) de l’échelle d’évaluation de la gravité des incidents par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Dans les deux cas, il s’agit d’un accident majeur ayant entraîné « des effets considérables sur la santé et l’environnement ».

Un bruit de fond radiologique

Plusieurs jours durant, des panaches de fumées brunes transportent de gros volumes de gaz rares radioactifs (xénon 133, krypton 85), d’iode 131, de césium 134 et 137, strontium, ruthénium et plutonium. « Les rejets de l’accident représentent environ un dixième de ceux de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986 », résume en 2015 un rapport de l’AIEA.

Le Japon a eu un peu de chance dans son malheur. Les vents et les pluies ont précipité l’essentiel de la radioactivité vers le Pacifique........

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