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Entre la licence et le master, de plus en plus d'étudiants recalés et frustrés

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03.09.2026

Après avoir obtenu une licence de psychologie à l’université catholique de Lille en 2024, Avril n’a pas trouvé de place en master. « J’ai pourtant beaucoup travaillé, dit-elle, et mes notes sont passées de 10 à 14-15 en moyenne. » En 2024, elle a candidaté à 16 masters en psychologie clinique et psychopathologie partout en France, sans aucune réponse positive. 

Elle a donc travaillé à Paris comme animatrice dans une école élémentaire, avant de partir en mission humanitaire au Cambodge pour s’occuper d’enfants vivant dans un bidonville. Puis elle a effectué deux mois de stage à l’hôpital Bichat en pédopsychiatrie et un service civique dans le quartier de la Joliette à Marseille au sein d’une association qui fait du soutien scolaire et organise des sorties culturelles pour des enfants issus de l’immigration.

Autant d’expériences qu’elle a tenté de valoriser sur la plateforme Mon master, en vain, puisqu’après avoir présenté 22 masters en 2025, elle n’en a décroché aucun.

Droit et psychologie, filières en tension

Le cas d’Avril n’est pas une exception. En 2025, selon un rapport de juin 2026, 258 000 candidats avaient déposé au moins une candidature en master via Mon master. Or Clara Privé, trésorière du syndicat étudiant Unef, constate qu’entre 35  000 et 40 000 étudiants de licence se retrouvent sans master chaque année.

Les disparités sont marquées entre les disciplines. Le stress est particulièrement fort en psychologie et en droit. D’après le dernier rapport annuel du Comité éthique et scientifique de Parcoursup et Mon master (CESPM), seuls 49,4 % des « néolicenciés » en psychologie reçoivent une proposition d’affectation dans un master de cette discipline.

En droit, même si le taux d’admission........

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