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Le logement coûte moins cher (sauf pour les plus pauvres), et 3 autres infographies à ne pas rater

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09.10.2026

Chaque semaine, Alternatives Economiques sélectionne pour vous quatre graphiques qui éclairent différemment l’actualité.

Au menu de ce nouveau graphorama : en dix ans, la part des dépenses consacrées au logement n’a augmenté que pour le quart des Français les plus pauvres ; les niches fiscales les plus coûteuses profitent surtout aux plus riches, et sont épargnées par le projet de loi de finances ; les sept géants de l’IA pèsent un tiers de la valorisation boursière des 500 plus grandes entreprises américaines ; la forêt française continue de s’étendre, mais sa santé se dégrade.

1/ A cause de la baisse des APL, le logement pèse plus sur les faibles revenus 

Après s’être beaucoup alourdi ces dernières décennies, le budget logement des Français s’allège enfin ! Enfin, pas pour tout le monde. Selon l’Insee, la part des revenus consacrée au logement, aides déduites (on parle alors de « taux d’effort net »), est passée en moyenne de 18,3 % à 16,8 % entre 2014 et 2024. Mais pour le quart des ménages les plus pauvres, elle a augmenté, passant de 31 % à 32,1 %.

Cette différence s’explique par la réduction des aides au logement, notamment des APL. Rabotées à plusieurs reprises depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir (baisse généralisée de 5 euros en 2017, gel en 2018, sous-indexation en 2019 et en 2020), elles sont à nouveau dans le viseur du gouvernement, qui prévoit de les geler dans le projet de loi de finances 2027.

Ces aides sont perçues en premier lieu par les ménages les plus pauvres : près de huit bénéficiaires sur dix appartenaient aux 30 % de Français les plus modestes en 2023. Pour le reste des ménages, le poids du logement s’est allégé en premier lieu en raison de la suppression de la taxe d’habitation (étalée entre 2018 et 2023), que la hausse de la taxe foncière ne compense que partiellement.

2/ Les principales niches fiscales profitent........

© Alternatives Économiques