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Le budget 2027 ne fait pas contribuer les plus aisés à hauteur de leurs moyens, et 3 autres infographies à ne pas rater

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23.10.2026

Chaque semaine, Alternatives Economiques sélectionne pour vous quatre graphiques qui éclairent différemment l’actualité.

Au menu de ce nouveau graphorama : le projet de budget 2027 du gouvernement n’a pas les mêmes effets sur le revenu des riches que celui des pauvres ; la France est le deuxième pays avec le plus fort taux d’incidence du cancer du sein ; la guerre en Iran a permis à la Russie d’engranger de belles recettes d’exportation d’hydrocarbures ; le commerce mondial de biens est dopé par la hausse des échanges de produits permettant le développement de l’IA.

1/ Le projet de budget 2027 ne demande pas le même effort à tous

Le budget 2027, actuellement discuté par les députés, ferait perdre 8,7 milliards d’euros aux ménages en 2027, d’après les simulations effectuées par l’Institut français d’économie (IFE, ex-OFCE). Et cela uniquement avec les mesures dont l’effet sur le revenu des ménages est direct – donc sans tenir compte des coupes budgétaires dans les services publics, dont ils pâtissent aussi indirectement.

En cause, notamment, la sous-indexation des pensions de retraite supérieures à 1 260 euros et la baisse du plafond de l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités. Ces derniers « supporteraient près de 60 % de l’effort (5,2 milliards d’euros) », indique Pierre Madec, l’économiste auteur de la note. Mais, précise-t-il, « c’est la moitié la plus modeste des ménages qui perdrait le plus en proportion de son niveau de vie ».

En effet, les plus aisés perdent davantage de revenus disponibles en euros, mais étant justement plus riches, cela représente pour eux un effort moins important. La réduction du niveau de vie des 5 % les plus riches sera ainsi de 0,35 %, contre 0,83 % pour les 5 % les plus modestes.

Comme l’écrit l’économiste Michaël Zemmour dans nos colonnes, l’effort demandé par le gouvernement n’est donc pas « juste ». Les mesures responsables des futures fins de mois compliquées pour les plus pauvres sont le « recentrage » de l’allocation de rentrée scolaire et........

© Alternatives Économiques