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Un Airbus des satellites pourrait-il résister à SpaceX ?

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02.02.2026

Le déploiement du réseau internet satellitaire Starlink par le géant états-unien rebat les cartes de l’industrie spatiale. L’Europe tente de se faire une place en regroupant les principaux acteurs du secteur.

C’est l’un des projets phares d’une Europe spatiale qui se veut souveraine pour ne pas dépendre du SpaceX d’Elon Musk : créer un « Airbus des satellites ». Nom de code Bromo, pour ce projet qui verrait les sociétés européenne Airbus, française Thales et italienne Leonardo créer une holding afin d’y fusionner leurs activités de construction de satellites. De quoi donner naissance à un géant mondial totalisant 25 000 salariés sur le sol européen et un chiffre d’affaires de 6 milliards d’euros, à même de rivaliser avec SpaceX qui a bousculé l’équilibre du spatial.

« Ce projet est une des déclinaisons du rapport Draghi sur la compétitivité européenne. L’industrie du satellite est sous forte pression face au double choc incarné par l’américain SpaceX et les projets chinois, résume Jean-Pierre Darnis, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique. La question… 

C’est l’un des projets phares d’une Europe spatiale qui se veut souveraine pour ne pas dépendre du SpaceX d’Elon Musk : créer un « Airbus des satellites ». Nom de code Bromo, pour ce projet qui verrait les sociétés européenne Airbus, française Thales et italienne Leonardo1 créer une holding afin d’y fusionner leurs activités de construction de satellites. De quoi donner naissance à un géant mondial totalisant 25 000 salariés sur le sol européen et un chiffre d’affaires de 6 milliards d’euros, à même de rivaliser avec SpaceX qui a bousculé l’équilibre du spatial.

« Ce projet est une des déclinaisons du rapport Draghi sur la compétitivité européenne. L’industrie du satellite est sous forte pression face au double choc incarné par l’américain SpaceX et les projets chinois, résume Jean-Pierre Darnis, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique. La question du maintien des compétences européennes de cette industrie stratégique se pose ainsi à terme. La création d’un grand acteur européen, sur le modèle par exemple de MBDA dans l’armement, a pour objectif d’y répondre. »

Le nouveau visage du spatial

Le monde du spatial a en effet changé d’ère en une décennie. Des années 1970 jusqu’au milieu des années 2010, on dénombrait environ 90 satellites mis en orbite chaque année. Un rythme qui a plus que décuplé, puisque le nombre de ces engins lancés dans l’espace a dépassé le millier en 2020 et les 4 000 en 2025.

Cet essor est porté pour l’essentiel par le développement des mégaconstellations, au premier rang desquelles Starlink de SpaceX, la société d’Elon Musk. Ces constellations ont pour objet de proposer un accès à Internet. Plutôt que de faire passer le flux de données par des antennes-relais et des câbles sous-­marins, celui-ci transite par une chaîne de satellites qui quadrillent la surface terrestre, permettant ainsi de se connecter à Internet à haut débit avec une petite antenne depuis n’importe quel coin du globe.

Pratique pour répondre à des besoins de connectivité dans des avions ou des bateaux, pour combler les déserts numériques ou encore pour assurer des communications sécurisées.

Un tel système nécessite cependant un nombre important de satellites. Alors que depuis Spoutnik, en 1957, jusqu’à la fin des années 2010,........

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