La 2CV électrique, une Citroën pas si française
C’est l’événement le plus attendu du Mondial de l’automobile qui se tient jusqu’au 18 octobre à Paris : la présentation par Citroën d’une nouvelle deux chevaux (2CV) en version électrique pour une commercialisation attendue en 2028.
La « Deuche », comme on l’appelait familièrement, est probablement le plus grand mythe de l’industrie automobile française. Véhicule rustique et bon marché, à la bouille caractéristique en forme d’escargot, elle a été produite à plus de 5 millions d’exemplaires entre 1948 et 1990.
L’excitation est d’autant plus grande que Citroën promet de la vendre à un prix inférieur à 15 000 euros, hors aide publique à l’achat, ce qu’aucun constructeur n’est en mesure de proposer en Europe à ce jour pour une voiture électrique.
Contrairement à d’autres véhicules électriques « néorétro » qui rencontrent un succès commercial, comme la Renault 5 E-Tech, la 2CV promet d’être minimaliste, légère et abordable pour le plus grand nombre. Une promesse particulièrement bienvenue pour enrayer la hausse continue du prix des voitures neuves qui a rendu leur achat inaccessible à la très grande majorité des consommateurs.
La stratégie du « made in Europe »
Cette sortie s’inscrit dans le cadre de l’ambitieux projet européen sur les e-cars, qui vise à créer une nouvelle catégorie bon marché de véhicules compacts zéro émission, fabriqués et vendus en Europe, la classe M1E.
Afin de développer une industrie automobile souveraine et échapper à la concurrence des voitures chinoises, le plan de la Commission, actuellement encore en........
