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Les fonds de pension et les paradis fiscaux, des menaces pour la dette publique française

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27.01.2026

La France n’est pas au bord de la crise, mais sa dette publique est de moins en moins financée par des acteurs publics, et de plus en plus par des fonds spéculatifs opaques, selon la Banque de France.

Le dernier rapport de la Banque de France sur la stabilité financière comporte les commentaires habituels sur le suivi des risques financiers en cours (bulle IA, cryptos, etc.), ainsi qu’une analyse intéressante du développement du marché du crédit privé, les financements aux entreprises non cotées accordés par des acteurs non bancaires. Mais l’essentiel n’est pas là.

A bien y regarder, tout le début du document pointe les risques qui...

Le dernier rapport de la Banque de France sur la stabilité financière comporte les commentaires habituels sur le suivi des risques financiers en cours (bulle IA, cryptos, etc.), ainsi qu’une analyse intéressante du développement du marché du crédit privé, les financements aux entreprises non cotées accordés par des acteurs non bancaires. Mais l’essentiel n’est pas là.

A bien y regarder, tout le début du document pointe les risques qui pèsent aujourd’hui sur la capacité de la France à financer sa dette publique à des conditions acceptables. Compte tenu de notre situation budgétaire dégradée, et qui va le rester pendant plusieurs années, le sujet n’est pas mince.

Un endettement élevé amené à croître

Au troisième trimestre de l’an dernier, la dette publique française atteignait les 3 500 milliards d’euros, l’équivalent de 117,4 % du produit intérieur brut (PIB), selon l’Insee. Le déficit public continuant à être présent – 5 % du PIB annoncés dans le budget bientôt adopté pour cette année –, on peut d’ores et déjà prédire, sans se tromper, que le montant de la dette va continuer à progresser.

La France finance cette dette sans problème, avec un taux d’intérêt moyen sur son stock de 2,3 %, l’un des plus faibles des grands pays industrialisés (celui de l’Allemagne se situe à 1,9 %).

Pour autant, l’année 2025 a été marquée par un........

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